Musée Rude

    LE   MUSEE   RUDE

Le Musée Rude occupe le transept et le chœur de l'église Saint-Étienne, lieu chargé d'histoire.

Il abrite les moulages des œuvres monumentales du sculpteur dijonnais François Rude (Dijon, 1784-Paris, 1855), le Musée des Beaux-Arts ne présentant que des sculptures originales du célèbre statuaire.

Installé en 1947 dans le transept de l'église Saint-Étienne, édifiée au milieu du XIe siècle et dont la nef fut rebâtie au XVIIe siècle, le Musée Rude est aménagé à l'occasion du dépôt par L’État du moulage de la sculpture Le Départ des Volontaires de 1792 réalisée de 1832 à 1836 par François Rude sur le pied droit de l'Arc de Triomphe de l’Étoile.

 

Disposé contre le mur de la cloison du croisillon sud, sous l'arc de la voûte, face à la porte, ce moulage (13 m de hauteur et 8 m de largeur) s'inscrit exactement dans le cadre architectural de l'édifice. Dès l'entrée du musée, le visiteur ou le passant est saisi par la puissance d'expression et la fougue de ces figures guerrières.

Dans le même temps furent transférés dans ce lieu les autres moulages, exposés jusque-là au Musée des Beaux-Arts (Jeanne d’Arc écoutant ses voix, Le Maréchal Ney, Gaspard Monge…). Les œuvres originales de l'artiste (marbres, bronzes, plâtres, terre cuites, dessins) demeurant conservées dans ce dernier.

 

 

Dans le chœur sont visibles les substructions du chevet de l'église du XIe siècle et l'élévation du XVe siècle, ainsi qu'un important morceau du mur du castrum sur lequel l'édifice a été construit.

Cette muraille gallo-romaine, édifiée dans la hâte à la fin du IIIe siècle, afin de constituer une enceinte fortifiée couvrant 11 hectares pour protéger la cité gallo-romaine de Divio des invasions barbares, est constituée de blocs appartenant à des monuments, pour la plupart importants par leur taille, et de stèles funéraires provenant de Dijon et des alentours.

Catherine GRAS (le 14 avril 2020)